Pourquoi le BAFA est un levier de citoyenneté
On réduit parfois le BAFA à une formation permettant d’encadrer des enfants pendant les vacances.
C’est en réalité bien plus que cela.
À l’Aroéven de Créteil, nous considérons le BAFA comme un véritable levier de citoyenneté. Une première expérience d’engagement éducatif qui transforme autant les jeunes qui s’y forment que les enfants qu’ils et elles accompagnent ensuite.
Apprendre à être responsable des autres
Devenir animatrice ou animateur, c’est assumer une responsabilité éducative.
Garantir la sécurité physique et affective d’un groupe. Poser un cadre. Réguler les conflits. Favoriser la coopération.
Autrement dit : apprendre concrètement ce que signifie exercer une autorité éducative juste et bienveillante.
Dans un contexte où le climat scolaire et le vivre-ensemble sont des enjeux majeurs, cette expérience constitue un apprentissage citoyen fondamental.
Expérimenter la démocratie au quotidien
Une formation BAFA n’est pas descendante.
Elle repose sur les principes de l’éducation populaire :
- participation active,
- travail en groupe,
- débat,
- analyse des pratiques,
- construction collective.
Les stagiaires y vivent ce qu’ils et elles devront ensuite faire vivre :
un collectif qui s’organise, discute et ajuste ses règles.
Ils apprennent à coopérer, à écouter, à argumenter.
Ce sont précisément les compétences qui fondent une citoyenneté active.
Développer des compétences transférables à l’école
Le BAFA développe des compétences essentielles :
- gestion de groupe
- communication non violente
- prévention des conflits
- posture éducative
- capacité d’analyse
Ces compétences ne restent pas dans les centres de loisirs.
Elles irriguent ensuite les parcours scolaires et professionnels.
Un jeune ou une jeune formée au BAFA, qui bien souvent est encore en études ou au lycée, n’est pas seulement animateur ou animatrice.
Cette personne devient souvent déléguée, médiatrice, étudiante engagée, future éducatrice.
Le BAFA est un espace d’expérimentation démocratique.
Relier l’école et le hors-école
L’Aroéven intervient dans les établissements scolaires sur les questions de climat scolaire, d’égalité, de prévention du harcèlement et d’engagement des élèves.
Former des animateurs et animatrices responsables et conscients des enjeux éducatifs participe à cette même ambition :
former des jeunes capables de construire des environnements éducatifs sécurisants et émancipateurs.
Le BAFA n’est pas à côté de l’école.
Il est un maillon complémentaire d’un même projet éducatif.
Une première expérience d’engagement
Pour beaucoup de jeunes, le BAFA est :
- la première formation diplômante,
- la première expérience d’encadrement,
- la première rémunération,
- la première confrontation à la responsabilité collective.
C’est un moment fondateur.
En choisissant de se former au BAFA, un jeune choisit de s’engager dans l’éducation des autres.
Et s’engager dans l’éducation, c’est déjà faire acte de citoyenneté.
Former, accompagner, émanciper
À l’Aroéven de Créteil, nous défendons une conviction simple :
Former des animateurs et animatrices,
c’est contribuer à former des citoyennes et citoyens.
Publié par :
Aroéven Créteil - Île-de-France






